LE CAS réPULSION(s)

Ce film me tient particulièrement à cœur
puisque je l’ai à la fois cadré et éclairé.
Tourné avec l’ancien modèle de Panasonic AGDVX 100, il
a très vite été décidé, en accord avec
la réalisatrice, de le tourner en 25 P, c’est
à dire, en mode progressif.
Le Progressif, kesako ?
Ici, il s’agit d’un vrai progressif : c’est à dire
que chaque trame n’est pas doublée (ce n’est pas du 50
i) mais que la caméra enregistre en mode 25 P : 25 images pleines par
seconde, et non 50 trames par seconde (puisqu’en vidéo, chaque
image est composée d’une trame paire et impaire)
On a donc un effet plus cinéma…, mais ce n’est pas flagrant.
L’avantage est plutôt à chercher dans
les fonctions gamma. Ce modèle en propose 3, dont un mode cinelike
qui permet d’avoir une courbe chromatique un peu plus douce.
Selon certains, ce serait l’équivalent d’une pellicule
photo, capable d’encaisser 7 diaph de différence (une pellicule
35mm en encaisse facilement 8 voir plus…) mais mes tests ne vont pas
dans ce sens puisqu’on arrive facilement dans le grillé lorsqu’une
haute lumière apparaît dans un coin. (comme le montre la photo
page précédente, où le coin droit en bas, est une lumière
naturelle provenant de l'extérieur : soleil réfléchi
sur la route)

Tourné en un week-end à Louvain-la-Neuve (Belgique),
l’histoire n’a pas été facile à mettre en
place.
Techniquement, en terme de lumière : je voulais 2 atmosphères
bien distinctes : une chaude pour la chambre, une froide et sous-exposée
pour le bas de la maison. Et comme le cambrioleur monte différents
niveaux avant d'aller à la chambre, j'ai tenté de travailler
en dégradé : montant le niveau lumineux de plus en plus, passant
du froid en chaud au fur et à mesure qu'il s'approche de la chambre.
Là encore, le mode cinelike a plus déterminé
le choix de l’AGDVX que son mode progressif.
La possibilité de changer légèrement la température
de couleur et de varier la quantité de grain a aussi permis de travailler
en très très basse lumière puisque aucune une lampe n’était
allumée sur le lieu de l’action.
Seul un halogène dans une pièce voisine, faisant réflexion
sur un mur, et une lampe sur la mezzanine, tapant sur la plafond, ont contribué
à relever le niveau.
Tourné en plein jour, nous avons dû utiliser des sacs poubelle
pour boucher les fenêtres , avec un type spécial de sac (au milieu
moins épais) pour certaines fenêtres, ce qui a laissé
passer un peu de lumière extérieure, sous forme de rectangle,
ce qui donne un aspect bleuté au niveau des fenêtres carreaux…
L’histoire :
Le film se passe en 2 temps : un cambrioleur entre dans une maison de luxe,
la propriétaire le surprend, mais ce fait aussi repérer…
Il va entrer dans sa chambre et ….
réPULSION(s)
de Auréliane Lacoffe
Casting
Alexandre Behier
Clara Materne
- Scénario : Auréliane Lacoffe
- Cadre & Lumière : Vincent Guillemot
- Scripte : Bertrand Leclipteux
- Régie et making of : Joel Mann